La technologie est omniprésente dans nos villes modernes. Elle nous aide à progresser, mais elle est aussi source de défis. À mesure que les villes se développent et que la technologie gagne en importance, son impact sur les inégalités sociales et économiques s'accroît. Aujourd'hui, nous explorerons l'impact de la technologie sur les divisions économiques et sociales des villes, ainsi que le lien entre technologie et divisions urbaines.
Impact de la technologie sur les divisions économiques et sociales de la ville : comment ?
Les institutions traditionnelles ont vu leur influence diminuer dans divers domaines de la société en raison de l'essor des TIC. Traditionnellement, elles aidaient les citoyens à satisfaire leurs besoins et à atteindre leurs objectifs de manière efficace et abordable.
Avec l’adoption généralisée des TIC, une remarquable culture du bricolage a émergé, incitant les individus à canaliser leurs capacités intérieures et leurs connexions immédiates au lieu de dépendre des institutions pour atteindre des objectifs similaires.
La culture du « faites-le vous-même » est née de l'utilisation généralisée des TIC. Ces technologies ont permis aux individus d'atteindre leurs objectifs de manière plus rentable, avec moins de temps et de ressources. Ainsi, les individus disposent désormais de davantage de moyens pour accomplir leurs tâches sans dépendre des institutions.
Les structures institutionnelles traditionnelles se trouvent souvent incapables de suivre le rythme de la culture du « DIY ». Cela nécessite leur adaptation, les rend obsolètes ou les expose à un remplacement par des innovations disruptives. La culture du « DIY » de l'économie moderne transfère le pouvoir des institutions établies aux individus et aux réseaux d'individus. Cela entraînera une transition d'une société institutionnelle vers une société de réseaux.
Effets du progrès technologique
L'économie en réseau crée une nouvelle structure de pouvoir, différente des institutions traditionnelles. L'intégration de la culture du « DIY » est devenue de plus en plus courante, voire cruciale, pour les modèles économiques innovants.
Le potentiel des outils collaboratifs en réseau, tels que le crowdsourcing, le financement participatif et la prise de parole en public, s'est considérablement accru ces dernières années grâce aux progrès des TIC. L'utilisation généralisée de ces modèles démontre l'immense pouvoir qu'un individu peut exercer en accédant à un vaste réseau plutôt qu'en s'appuyant sur un cadre institutionnel limité. C'est ainsi que la technologie influence le monde des affaires.
Pourquoi passer par le processus de levée de capitaux auprès d’un financement institutionnel pour financer votre idée, alors que vous pouvez accéder à un vaste réseau d’individus qui a plus de chances de vous mener au succès ?
L'impact social de la technologie
La transition vers une économie en réseau présente également un défi de taille. Si les institutions du secteur privé sont conçues pour s'adapter au changement et à l'innovation, de nombreuses institutions du secteur public n'en sont pas capables. La rigidité du système institutionnel pourrait expliquer la perte de confiance des citoyens envers l'État, notamment parmi les Millennials, qui préfèrent agir eux-mêmes.
Que pourrait-on faire ?
Les TIC compromettent la compétitivité des institutions gouvernementales dans une économie du « DIY », mais l'adoption de la technologie et de la culture du « DIY » au niveau local pourrait être la solution. Les institutions du secteur privé sont désormais contraintes d'identifier des modèles économiques qui renoncent au pouvoir ou le confient aux individus, en raison de cette culture du « DIY » axée sur la technologie. Les municipalités peuvent également prendre des mesures pour renouer avec le potentiel créatif inexploité de leurs citoyens.
Le passage d'une gouvernance institutionnelle à une gouvernance en réseau présente un potentiel considérable pour combler les fractures économiques et sociales au sein de nos communautés. Les villes qui adoptent les TIC et la culture du « fait maison » ont la possibilité d'inclure et de valoriser des voix jusqu'alors ignorées au sein du gouvernement. Un transfert de pouvoir peut permettre aux communautés défavorisées, dépourvues de voix, de pouvoir et de ressources, d'influencer les institutions gouvernementales et ainsi d'impulser le changement. À terme, les citoyens plus connectés à leur communauté pourraient surmonter les problèmes sociaux et économiques que le gouvernement ne peut résoudre.
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