L'une des principales préoccupations des villes du monde entier est la dégradation environnementale des plans d'eau urbains. Une gestion efficace de ces plans d'eau et des eaux pluviales est essentielle pour préserver l'environnement. Aujourd'hui, le climat et le monde évoluent rapidement, ce qui complique la gestion et le stockage des eaux pluviales. C'est certes difficile, mais pas impossible, et des infrastructures grises et vertes peuvent résoudre ce problème. Dans cet article, vous découvrirez comment utiliser ces infrastructures pour accroître la résilience urbaine, en intégrant les deux, etc.
Qu'est-ce que l'infrastructure grise ?
Pour la gestion des eaux pluviales, les infrastructures grises désignent un réseau d'infrastructures de purification et de rétention des eaux. Elles comprennent des bassins de rétention, des ponceaux, des canalisations, des rigoles et des fossés. Ces infrastructures ont pour but de ralentir le débit des eaux pluviales lors des épisodes pluvieux. Elles préviennent les inondations et réduisent également la quantité de polluants dans les cours d'eau.
Qu’est-ce que l’infrastructure verte ?
En milieu urbain, le ruissellement des eaux pluviales est une cause majeure de pollution de l'eau. Ces eaux transportent des polluants tels que des métaux lourds, des bactéries, des déchets, etc., via les égouts pluviaux, jusqu'aux cours d'eau locaux. Autrefois, les communautés dépendaient d'infrastructures grises, telles que des systèmes de tunnels, de canalisations et de caniveaux pour évacuer les eaux pluviales de leurs lieux de vie, mais aujourd'hui, de nombreuses communautés se tournent davantage vers les infrastructures vertes.
Les infrastructures vertes absorbent et filtrent les eaux pluviales là où elles tombent. Elles exploitent stratégiquement les réseaux de paysages, de terres naturelles et d'autres espaces ouverts pour préserver les fonctions et les valeurs des écosystèmes. Elles offrent également des avantages aux populations humaines.
Intégration des infrastructures vertes et grises
Auparavant, le monde s'appuyait sur des infrastructures traditionnelles pour assurer le bon fonctionnement des sociétés. Cependant, face à l'accélération du changement climatique et aux menaces environnementales, cette approche ne suffit plus. Il est essentiel de combiner infrastructures grises et vertes pour renforcer la résilience urbaine. Les systèmes naturels tels que les sols, les forêts et les plaines inondables contribuent à un approvisionnement en eau fiable et propre. Ils protègent également contre la sécheresse et les inondations. L'intégration d'infrastructures vertes et grises, comme les digues, les canalisations, les barrages, les réservoirs et les stations d'épuration, permet d'améliorer la résilience et la performance des systèmes, de réduire les coûts et de mieux protéger les populations. Pour une utilisation optimale des infrastructures vertes dans les programmes d'infrastructures classiques, leur conception et leur évaluation doivent être aussi rigoureuses que celles des projets d'infrastructures grises. À présent, examinons la différence entre infrastructures grises et vertes.
À lire également : La super-tempête Sandy – Un bilan des réalités du changement climatique – Energy Theory
Infrastructure grise vs infrastructure verte
La distinction entre infrastructures grises et infrastructures vertes se résume à la question de savoir si l'infrastructure utilise ses processus naturels pour concevoir des solutions ou pour contrôler la nature. Dans le cas des systèmes naturels, l'eau ne parcourt pas des kilomètres sans s'infiltrer dans le sol, sauf dans une rivière. En revanche, avec les infrastructures grises, les eaux pluviales peuvent parcourir une longue distance sur des surfaces imperméables avant d'atteindre une rivière, un lac ou la mer. À ce stade, l'eau s'imprègne de toxines, de nuisibles et de polluants.
Les infrastructures grises ne permettent souvent pas à l'eau de s'écouler naturellement, et celle-ci n'a d'autre choix que de se diriger vers des égouts. Ces derniers ne peuvent généralement pas gérer le volume de cette eau, ce qui entraîne des débordements polluants. Au contraire, les infrastructures vertes sont constituées d'éléments qui aident la nature à faire son travail. Elles permettent à l'eau de s'infiltrer dans le sol, qui filtre naturellement les polluants. Cela retient l'eau, tout comme la nature, et la maintient en place lorsqu'elle tombe plutôt que de la canaliser. Les infrastructures vertes sont moins chères et plus performantes que les infrastructures grises. Cependant, il faut garder à l'esprit que la société doit utiliser à la fois les infrastructures grises et les infrastructures vertes pour accroître la résilience urbaine.



