Le secteur de la production alimentaire contribue également aux émissions de GES. Suite à la dégradation bactérienne des sols, les champs agricoles sont devenus une source d'émissions d'azote. Des chercheurs de la NMBU présentent des recherches montrant comment de nouvelles bactéries pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre agricoles.
Une étude récente menée par des scientifiques norvégiens s'intéresse à la manière dont la fertilisation azotée entraîne des émissions de protoxyde d'azote (N₂O), un gaz à effet de serre qui représente une part importante des émissions totales de gaz à effet de serre du secteur agricole.
Jusqu'à présent, les émissions de N₂O étaient considérées comme inévitables. Mais selon une étude récente, lorsque le protoxyde d'azote se forme dans le sol, un nouveau type de bactéries peut le consommer, l'empêchant ainsi de s'échapper dans l'atmosphère.
Selon les chercheurs, il est possible de réduire d'un tiers les émissions de N₂O provenant de l'agriculture en Europe. La Norvège s'intéresse également à cette recherche.
Depuis plus de 20 ans, les chercheurs tentent de comprendre comment les micro-organismes du sol convertissent l'azote. Ils ont également étudié leur réaction à l'hypoxie, une condition où les micro-organismes ne reçoivent pas suffisamment d'oxygène.
Que se passe-t-il réellement?
Après la fertilisation et les précipitations, certaines zones du sol deviennent hypoxiques. L'apport d'oxygène aux microbes est alors insuffisant et ils cherchent d'autres sources d'énergie.
Les chercheurs ont découvert que, dans une telle situation, les microbes ont tendance à utiliser le nitrate plutôt que l'oxygène par dénitrification. Ce processus transforme le nitrate en d'autres gaz, dont le protoxyde d'azote, ce qui entraîne des émissions de gaz à effet de serre.
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Après avoir recueilli des informations approfondies sur ce processus, les chercheurs ont trouvé une méthode unique pour étudier la dénitrification. Grâce à des solutions robotisées en laboratoire et sur le terrain, ils ont développé un robot spécial permettant de mesurer en temps réel les émissions d'oxyde nitrique du sol.
Des chercheurs s'efforcent actuellement d'identifier d'autres types de bactéries et de les tester dans différents types de sols et de déchets organiques, y compris les engrais. Après la découverte que de nouvelles bactéries pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre agricoles, un autre projet de recherche est déjà en cours afin de trouver des solutions encore plus performantes.
Source : Une nouvelle méthode pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre agricoles



